Créer son blog

Blog mis à jour: 02/07/2008 18:00






Contactez l'auteur

Catégories

Accueil
Accord
Acquiescement
Admiration
Affirmation
Agacement
Agacement
Analyse
Annotation
Apparté
Approbation
Argumentation
Attestation
Aveu
Colère
Commentaire
Considération
Constatation
Critique
Digression
Émotion
Étonnement
Exaltation
Explication
Hésitation
Interrogation
Ironie
Méditation
Modulation
Nostalgie
Note
toutes...

Notes récentes
Voltaire, Le monde comme il va
[2/07/2008]

Wann Harry Vincent, French conversation and composition
[1/07/2008]

Stendhal, Vanina Vanini
[30/06/2008]

Bashkirtseff Marie, Correspondance
[28/06/2008]

Larsson Stieg, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Trad L Grumbach et M de Gouvenain)
[27/06/2008]



Albums photo






Soyez averti lors de l'ajout d'une nouvelle note sur ce blog

Envoyez l'adresse de ce blog à un(des) ami(s)



visites





02/07/2008 18:00
Voltaire, Le monde comme il va (0 commentaire)

"Cependant le soleil approchait du haut de sa carrière. Babouc devait aller dîner à l'autre bout de la ville, chez une dame pour laquelle son mari, officier de l'armée, lui avait donné des lettres. Il fit d'abord plusieurs tours dans Persépolis; il vit d'autres temples mieux bâtis et mieux ornés, remplis d'un peuple poli, et retentissants d'une musique harmonieuse; il remarqua des fontaines publiques, lesquelles, quoique mal placées, frappaient les yeux par leur beauté; des places où semblaient respirer en bronze les meilleurs rois qui avaient gouverné la Perse; d'autres places où il entendait le peuple s'écrier: "Quand verrons-nous ici le maître que nous chérissons?" Il admira les ponts magnifiques élevés sur le fleuve, les quais superbes et commodes, les palais bâtis à droite et à gauche, une maison immense où des milliers de vieux soldats blessés et vainqueurs rendaient chaque jour grâce au Dieu des armées. Il entra enfin chez la dame qui l'attendait à dîner avec une compagnie d'honnêtes gens. La maison était propre et ornée, le repas délicieux, la dame jeune, belle, spirituelle, engageante, la compagnie digne d'elle."

Digression d’Oriane (Bic bleu): je ne connais aucun écrivain dont tous les écrits soient admirables (j'en connais d'ailleurs bien peu qui le soient vraiment). Voltaire ne fait pas exception car il a produit de nombreux textes qui ne méritent pas qu’on s’y arrête. L’image socio-culturelle de la littérature est une immense tromperie, comme celle de l’art d’ailleurs car notre époque leur attache trop d’importance et les surévalue comme si, dans une société toute orientée vers le matérialisme et le pragmatisme, il fallait trouver un exutoire en donnant de la valeur à des productions gratuites. Non plus «la part maudite» mais, au contraire, «la part exaltée».





01/07/2008 9:10
Wann Harry Vincent, French conversation and composition (0 commentaire)

"C'était pendant la guerre de Crimée. Un soir de combat, deux blessés gisaient côte à côte sur le champ de bataille. La nuit tomba, et le froid terrible qui sévissait augmenta encore leurs souffrances. Ils essayèrent d'échanger quelques paroles, mais ils ne se comprirent pas, car l'un était un Français et l'autre était un Russe. Le sommeil vint enfin clore leurs yeux. Hélas! ceux du Français ne devaient plus voir le jour.

Le matin, en s'éveillant, le Russe vit sur lui un manteau qui ne lui appartenait pas. Son voisin ne bougeait plus. Ce généreux adversaire, sentant approcher la mort, avait jeté sur son compagnon d'infortune un vêtement qui désormais lui était inutile. Il avait ainsi mis en pratique cette maxime: Soyons bons, même envers nos ennemis."

Explication d’Oriane (crayon de papier rose): j’aime beaucoup ce manuel de Wann qui m’a appris à écrire et je ne peux que le recommander… Cet extrait me rappelle le
Général qui adorait de telles anecdotes de «noblesse» militaire qui laissaient croire que son métier, loin d’être celui de boucher qu’il est en réalité, consistait pour l’essentiel en la «défense de la veuve et de l’orphelin» où se révélait le meilleur de l’homme.





30/06/2008 9:08
Stendhal, Vanina Vanini (0 commentaire)

"Il s'approcha à pas de loup de la fenêtre qui était encore ouverte. Une persienne servit à le cacher. Au fond de la chambre il y avait un lit et quelqu'un dans ce lit. Son premier mouvement fut de se retirer; mais il aperçut une robe de femme jetée sur la chaise. En regardant mieux la personne qui était au lit, il vit qu'elle était blonde, et apparemment fort jeune. Il ne douta plus que ce ne fût une femme. La robe jetée sur une chaise était ensanglantée; il y avait aussi du sang sur des souliers de femme placés sur une table. L'inconnue fit un mouvement; il s'aperçut qu'elle était blessée. Un grand linge taché de sang couvrait sa poitrine; ce linge n'était fixé que par des rubans; ce n'était pas la main d'un chirurgien qui l'avait placé ainsi."

Interrogation d’Oriane (Bic mauve): première rencontre de Saint-Loup avec une inconnue dans une chambre d’hôtel à Moscou alors qu’il était en Russie pour son premier voyage. Le portier de l’Ukraïna venait de lui remettre une clef et il ne comprit pas d’abord ce que faisait cette jeune femme dans une chambre qu’il croyait être la sienne.





28/06/2008 10:00
Bashkirtseff Marie, Correspondance (0 commentaire)

"Les anciens ont tort. L'amour, c'est la femme qui aime. Si on pouvait être double, je voudrais l'être pour mettre ma seconde moi à genoux devant la première, seulement parce que celle-ci est prosternée devant l'amour.

Qu'est-ce que la femme qui vous aime tout simplement? Peut-on l'apprécier même si elle vous adore? Oui, les gens aux sentiments vulgaires.

Mais si cette femme se dresse debout, et se prosterne ensuite devant vous, c'est alors seulement que vous comprenez toute sa grandeur, la grandeur de son amour. Et ce n'est qu'en s'humiliant ainsi qu'elle est grande, parce qu'elle vous élève et vous rend digne.

Quel est l'homme qui ne se sentirait pas Dieu devant cette adoration, par conséquent ne pourrait vous comprendre et devenir votre égal!"

Opinion d’Oriane (Pilot encre rouge): comme c’est vrai… mes rapports initiaux avec le
Général (qui fut mon seul vrai amour même si, par la suite, le temps est venu tout détricoter) ont été de cette nature. Peut-être est-ce aussi pour cela que je n’ai, par la suite, jamais plus connu rien de semblable.


27/06/2008 9:22
Larsson Stieg, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Trad L Grumbach et M de Gouvenain) (0 commentaire)

"Pour finir, elle [Lisbeth Salander] replaça tous les papiers exactement à leur place, ferma à clé la porte du bureau d’Armanskij et rentra à pied chez elle dans Lundagatan. Elle était satisfaite de sa journée.

Mikael Blomkvist secoua de nouveau la tête. Henrik Vanger s’était installé derrière son bureau et contemplait Mikael de ses yeux calmes, comme s’il était déjà préparé à toutes ses objections."

Commentaire d’Oriane (crayon de couleur rouge): tous les romans sont ainsi faits de manques que l’esprit du lecteur comble sans s’en rendre compte grâce à ses expériences du monde. Il est en effet impossible de tout dire comme le démontre le roman
El Che de Marc Hodges et cela n’aurait d’ailleurs aucun intérêt. Le vide est un des facteurs essentiels de la littérature comme le savent bien les poètes.

Commentaire sur le commentaire: je me contente souvent de copier les notes d’Oriane mais j’ai quand même ici envie d’intervenir car Oriane qui ne me connaît pas et dont j’ai, comme l’on sait, trouvé les carnets par hasard, fait référence à mon travail et à la recherche de cette nouvelle écriture romanesque basée sur la dispersion de fragments dans des espaces virtuels ou ils s’entrechoquent au hasard des lectures produisant (du moins je l’espère) une approche romanesque inédite et créatrice. Je me contenterai de renvoyer à
Roman d'un roman, Trajectoires, Trois jeunes tambours, Wilfrid d'Eurymédon et beaucoup d'autres encore qu'il est facile de parcourir en suivant les liens.



547 notes (110 Pages, 5 par page)
[ 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 ]

Un service de Space-Blogs.com: créer son blog - partenaire: plongée